Bali - jour 9 : Kawah Ijen - une expérience incroyable sur Java



Lundi 9 mai



  • Traversée de Gilimanuk à Ketapang - Banyuwangi sur Java
  • Route nocturne en 4x4 vers Paltuding, point de départ du trek
  • Trek Kawah Ijen, au coeur du cratère
  • Retour sur Bali
  • Snorkeling aux biorocks et Repos au Taman Sari - Pemuteran




Kawah Ijen - Java


Quelques informations en préambule
Le Kawah Ijen (“cratère vert” en javanais) est un volcan actif situé à l’est de l’île de Java. Le cratère abrite en son centre un lac vert jade (d’où son nom) de 6 à 700m de long dont les eaux chaudes sont réputées les plus acides au monde. Il est connu également pour dégager des vapeurs soufrées devenant bleues sous l'effet de leur combustion, cette couleur étant visible uniquement la nuit.
Des mineurs, les “porteurs de soufre” rendus célèbres par Nicolas Hulot (Ushuaïa Nature), y extraient jour et nuit le précieux minerai et le transportent dans des conditions extrêmes jusqu’au camp de base où des camions prennent le relais vers l'usine de Licin après la pesée des charges. La mine appartient à une compagnie chinoise qui ne se préoccupe pas des conditions de travail des mineurs… Le salaire moyen est de 8€ par jour (supérieur au salaire moyen indonésien), pour une durée de vie moyenne de 45-50 ans. Le soufre sert à fabriquer de la poudre pour l'industrie de l'armement, à faire des allumettes, à blanchir le sucre de canne pour qu'il devienne bien blanc... Tout ça pour ça. 
S’il est plus “classique” d'aborder le Kawah Ijen depuis Java, il est aussi possible d’organiser le trek depuis Bali. Les hôtels et guesthouses de Pemuteran proposent l’excursion complète pour 900 000 IDR (60€) en moyenne par personne, ce qui, compte tenu de l’expérience, est de mon point de vue raisonnable. Il paraît incontournable de réaliser le trek de nuit, même si toutes les propositions existent. Les "flammes" bleues sont alors visibles et l’ascension de nuit combinée au lever du soleil sur le cratère sont déments…
Nous sommes partis à 23h de Pemuteran et revenus vers 12h30-13h. Le départ du trek se situe à Paltuding à 1850m, le sommet à 2386m et le cœur du cratère où se situe le lac est à 2200m. Nombre de visiteurs restent au bord de la caldeira, sans descendre au cœur du volcan. Les vapeurs de soufre et la difficulté de la descente (donc de l’ascension) en freinent plus d’un, et le cratère est interdit à la visite pour des raisons de sécurité. C’est cependant là que l’expérience est la plus marquante. Nous avions des masques à gaz pour contrer les fameuses vapeurs dont les nuages évoluent de façon aléatoire, au gré du vent et des courants d’air. L’ascension est assez physique, les chemins étroits, et il faut absolument prendre garde de ne pas gêner les porteurs de soufre.
Une expérience à aborder avec recul, humilité, humanisme et esprit éclairé…
Voir ce reportage sur arte : http://www.arte.tv/sites/story/reportage/ijen-du-soufre-au-selfie/

A 23h dans la nuit du 8 au 9 mai, nous rejoignons Gede, notre guide, qui nous attend devant l’hôtel comme convenu quelques heures plus tôt. Il nous présente le déroulement des opérations et sans perdre de temps nous faisons route vers Gilimanuk où se trouve le port, donc les ferries qui permettent de traverser vers l’île indonésienne de Java. Après 30 mn nous arrivons à Gilimanuk où nous attend une insolite cohue automobile… Gede nous explique que c’est la fin des vacances des Javanais venus visiter Bali. Heureusement il connaît bien le coin et nous arrivons au port sans trop d’encombres, moyennant quelques coups de téléphone et un petit bakchich versé à un garde de façon à éviter les voies d’accès officielles… Autour du petit port, il règne une agitation incroyable et étrange à cette heure de la nuit, des familles entières embarquent à tour de rôle sur la myriade de petits ferries qui font la traversée. Les touristes “occidentaux” se comptent sur les doigts d’une main.


Gilimanuk - Bali


Gede achète nos billets et règle les formalités d’embarquement et après un moment d’attente, vers 0h45 nous voilà partis. La traversée dure environ 1 heure. Nous somnolons (ou tentons de somnoler) couchés sur les inconfortables bancs du pont supérieur. Nous débarquons enfin à Banyuwangi, grande ville portuaire javanaise qui permet cette liaison avec Bali. Nous changeons de fuseau horaire, il est une heure de moins sur Java.




L’ambiance est beaucoup plus calme sur la rive javanaise. Gede nous dirige jusqu’à notre chauffeur timide mais souriant, qui nous attend dans un gros (et inconfortable) tout-terrain coréen.
Nous sommes partis. La ville est derrière nous, nous nous enfonçons dans la nuit en suivant d’étroites et chaotiques routes de montagne bordées d’une végétation visiblement dense. Virages serrés, le moteur vrombit, la pente s’accentue, impossible de dormir. Nous croisons un minibus renversé au milieu de la route qui apparaît à la sortie d’un virage sous les feux du 4x4. C'est notre seule rencontre sur cette route du bout du monde.

La température se fait plus fraîche, il ne pleut pas mais le ciel est zébré d’éclairs. Quelle ambiance…!
Après 1h30 de route nous arrivons à Paltuding en pleine forêt, sur un petit parking mal éclairé entouré de quelques baraques en bois aux lumières blafardes. Pas plutôt garés que quelques hommes surgissent de nulle part, entourant la voiture et plaquant leurs visages noircis sur les vitres. Nous sortons du véhicule et Gede s’entretient avec eux. Après quelques minutes Gede nous présente Osek, qui sera notre guide pour l’ascension. Nous nous couvrons un peu bien qu’il ne fasse pas si froid, nous munissons de nos lampes de poche et Gede nous fournit de l’eau et des paquets de biscuits.

Il est environ 2h du matin quand nous débutons l’ascension. Osek ne maîtrise pas bien l’anglais mais il se fait comprendre. C’est un tout petit bout d’homme, trapu et sec, peau burinée, caché sous un bonnet et bien couvert sous une épaisse veste imperméable.

Il fait nuit noire. Nous avançons doucement sur le sentier en pleine forêt éclairés de nos lampes et suivant les consignes d’Osek, très attentionné. Le ciel se montre menaçant et s’illumine parfois d’éclairs sous les roulements sourds du tonnerre, nous essuyons même quelques gouttes mais par chance nous en restons là.
La pente devient forte, beaucoup plus forte, et la piste glissante. Nous croisons d’autres petits groupes venus tenter l’aventure, arrêtés au bord du chemin pour souffler un peu.

Nous croisons également les fameux mineurs qui avancent rapidement et en silence en tirant les petites carrioles destinées à redescendre les blocs de soufre depuis le sommet du cratère. Plus tard Gede nous apprendra que cette pratique est relativement récente, auparavant les porteurs faisaient l’intégralité du chemin en portant les paniers sur leurs épaules (certains font encore ainsi) comme nous le verrons plus haut dans le volcan.

Nous progressons lentement et parvenons à une petite cahute en bois située à mi-trajet qui sert visiblement aux porteurs de point de ralliement, histoire de faire une pause et récupérer sur les quelques bancs installés là. On boit un peu, on partage nos biscuits avec les quelques porteurs présents. Il est un peu plus de 3h.


Kawah Ijen - Java


Nous reprenons l’ascension pour une 1h environ et parvenons à une sorte de crête, le ciel paraît alors plus dégagé. Impossible toutefois d’envisager la géographie des lieux dans l’épaisseur de la nuit.
Les yeux commencent à piquer, le cratère n’est plus très loin. Osek nous donne un masque à gaz chacun pour nous protéger des vapeurs de soufre. Sage précaution, mais lui se contente de remonter sur son visage un simple cache-nez...

Aux abords du cratère sur une sorte de replat il y a un peu plus de monde. Les lampes torches éclairent les sacs des quelques “touristes” et les paniers des porteurs. Les visages paraissent fatigués, sombres, les mots s’échangent à voix basse, l’heure est à la récupération.
Nous amorçons la descente vers le cœur du cratère. Le sentier pénètre la roche, et parfois c’est l’escalade. Nos lampes éclairent les mineurs dans leur tâche harassante, nous nous rangeons sur le côté pour ne pas les gêner. C’est incroyable.


Kawah Ijen - Java


Parfois Osek, qui semble doté d’un 6ème sens, nous invite à nous cacher derrière de gros rochers pour éviter de nous retrouver au sein des nuages de fumée soufrée qui changent de direction au gré du vent. Heureusement qu’il est là. Nos masques à gaz nous offrent une précieuse protection, mais nos gorges et nos cloisons nasales brûlent et piquent tout de même un peu.
A 4h30 nous sommes arrivés au cœur du volcan. Osek nous guide au plus près des mineurs, près de la solfarate, là où coule le soufre avant de se figer, là où les fumées sont les plus épaisses. Certains nous interpellent doucement, veulent nous vendre des bouts de soufre ou des objets sculptés dans le minerai. On joue le jeu : roupies contre dentelles de soufre pour ces hommes qui marnent une vie entière pour quelques euros par jour… D’autres demandent des cigarettes : tous fument cigarette sur cigarette dans cet enfer dantesque. Nous préférons leur donner des biscuits, finalement au fil des minutes on leur distribuera la quasi intégralité de nos paquets. Osek nous dirige vers un petit promontoire où les fameuses fumées bleues sont particulièrement visibles.


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java
Une photo très narcissique, puisque c'est... moi

Alors que la nuit s’éclaircit, nous assistons au spectacle surréaliste de ces hommes qui brisent en plaque le minerai jaune orangé à grand coup de barres à mine, pour qu’il soit ensuite chargé et transporté par d’autres dans de lourds paniers en osier. Sur fond du lac toxique vert jade qui apparaît au jour naissant.


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Osek nous a cerné, il ne nous presse pas et bien au contraire il veut nous faire profiter de tous les points de vue, insiste pour nous prendre en photo, nous livre avec volonté toutes les explications qu’il peut nous donner avec le peu de mots d’anglais qu’il maîtrise. L’eau du lac est chaude mais toxique. C’est un des lacs les plus acides de la planète. Nous trempons les mains dans cette eau chargée d'acide sulfurique, cela ne présente pas de risques pour si peu de temps. Mais les mineurs sont attentifs à l'activité du volcan : certains signes peuvent être avant-coureurs d'une éruption qui se manifeste sous la forme d'une grosse bulle de gaz acide mortel, laquelle remonte à la surface du lac puis se répand au fond du cratère... Ces jours-là les mineurs ne travaillent pas...


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Osek nous attire vers l'un des mineurs. Fier de nous montrer ce qu'il fait, ce dernier nous fait approcher du soufre qui coule de la solfarate en formant des stalactites odorantes. Ensuite refroidi, le soufre forme une croûte épaisse qui est brisée puis chargée par les porteurs.


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java


La crête du volcan qui apparaît en surplomb lorsque le jour se lève offre une vision sublime. Nous réalisons où nous sommes, au cœur des éboulis, étouffés au sein de cet environnement minéral hostile.


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java


Les quelques touristes présents (surtout des indonésiens, peu d’occidentaux) sont presque tous remontés quand nous nous décidons à en faire de même. Nous réalisons le chemin que nous avons parcouru à l’aller. Les points de vue sont exceptionnels.
Aussi exceptionnels que le spectacle de ces porteurs de soufre. Jeunes, vieux, en baskets, le plus souvent dans de simples bottes en plastique, ou pour certains quasiment pieds nus...


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java


Les plus costauds portent des charges pouvant aller jusqu’à 90kg. La charge est repartie sur deux paniers accrochés de part et d’autre d’une courte perche en bambou, qui grince à chaque pas sous le poids supporté. Les hommes ne peuvent faire que 2 allers-retours chacun dans la journée et ils sont payés au kilo de soufre livré donc plus ils chargent, plus ils gagnent...

A notre approche certains transforment leur souffle en râle, il faut nous montrer que c’est dur, en rajouter pour gagner notre apitoiement et ainsi quelques billets supplémentaires. Nous ne cédons pas au manège. Leur travail est surhumain mais nous ne pouvons en être que de passifs spectateurs, y céder serait les considérer comme des bêtes de foire. Nous préférons partager avec eux quelques mots et nos paquets de gâteaux qu’ils acceptent volontiers… Sur le chemin, Osek plaisante régulièrement avec eux, il fait partie d’eux. Mais il risque sa place en nous guidant ici.

Au cours de l’ascension nous croisons un ancien qui ne porte “que” 50 ou 60 kg. Osek le connait (tous se connaissent), il le décharge et prend le relais. Je lui demande d’essayer de porter les paniers. Il me montre comment caler la perche sur mon épaule sans me faire mal. Peu importe : lorsque je soulève la charge, le bambou m'entaille le trapèze, je repose le tout sans insister. Ces hommes sont incroyables.


Kawah Ijen - Java
Osek prend le relais


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Les fumées caressent régulièrement la crête de leurs vapeurs acides, la luminosité varie au gré de ces nuages qui cachent régulièrement le soleil levant. En contrebas, le lac est sublime, les couleurs irréelles et l’environnement est lunaire.


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java


De l’autre côté de la crête, le versant est plus vert et au loin d’autres cônes volcaniques font leur apparition. La vue sur le lac est toujours plus spectaculaire, je monte avec Osek un peu plus haut sur les flancs sur volcan et on fait quelques photos ensemble tandis qu’Audrey se repose près des porteurs, là où ils chargent leur fardeau sur les petites carrioles.


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


A 6h45 nous amorçons la descente. Le paysage que nous n’avions pas envisagé à l’aller est magnifique et plus ouvert que nous le pensions. En contrebas, ce que nous croyons être de la brume, mais qui est en fait de la fumée stagnante, s’élève par nappe entre les arbres créant une belle ambiance.
La nuit revient encore quand le soleil disparaît derrière les colonnes grises et jaunes.


Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java



Kawah Ijen - Java
Au loin le Gunung Raung


Plus bas, de l’agitation dans les branches. Nous sommes épiés. Une famille de singes aux aguets prend de la distance (il s’agit de gibbons cendrés, une espèce de gibbons endémique à l’île de Java). Ils se réfugient dans les arbres mais restent à portée de vue, curieux mais pas téméraires. Cette espèce est menacée et figure dans la liste des espèces en voie d’extinction…


Kawah Ijen - Java


Kawah Ijen - Java


Nous sommes de retour au camp de Paltuding entre 7h30 et 8h et retrouvons Gede et notre chauffeur qui nous attendent patiemment. Nous remercions chaleureusement Osek, touchés par sa gentillesse et l’expérience que nous venons de vivre. Un sacré bout d’homme, qui restera dans nos mémoires.


Kawah Ijen - Java


Nos têtes lourdes de fatigue de cette nuit blanche cognent désormais contre les raides appuis-tête du 4x4, alors que nous faisons route vers Banyuwangi. Impossible de dormir, je tiens compagnie au chauffeur et regarde le paysage défiler. La nature paraît ici plus sauvage et plus brute que du côté balinais. Les maisons en bois peint plus simples, les routes et ruelles moins bien entretenues. Si d'aucuns disent que Bali n’est pas représentative de l’Indonésie, il en est autrement pour Java.

Il y a peu de monde pour nous ralentir du côté du port, ainsi entre le moment où nous saluons notre chauffeur et le départ du ferry, moins d’une demi-heure s’écoule. Sur le bateau, Gede nous approvisionne une nouvelle fois en eau et en gâteaux, nous buvons et mangeons avec plaisir. Nous quittons Java à 9h50 et vers 10h40 nous débarquons à Gilimanuk. Et nous nous réglons à nouveau sur l’heure de Bali, il est donc 11h40.


Banyuwangi - Java


Banyuwangi - Java


Nous retrouvons la voiture et faisons route vers Pemuteran. J’échange avec Gede et il me parle de son travail de guide. Il est passionné par sa région et la nature. Au quotidien il surveille le parc national de Bali Barat qui occupe la pointe nord-ouest de Bali. Avec une journée de plus sur place nous aurions pu y envisager une nouvelle balade.
Je lui demande s’il serait prêt à nous conduire le lendemain jusqu’à Munduk, notre prochaine étape. Pourquoi pas, il nous donne son prix (350 000 IDR soit 23€ avec des pauses visites sur la route). Nous le rappellerons après avoir fait le tour des tarifs pratiqués.

Arrivés au Taman Sari, il nous laisse sa carte. Le courant est bien passé avec lui. Il est super gentil et plein d’attentions. On recommande chaudement.




Nous avons faim alors nous décidons d’aller manger. Notre choix se porte sur un petit resto situé juste à côté de l’hôtel, un petit warung (le Warung Santaï) tout simple où la nourriture est correcte, alors pour quelques euros... (par contre il paraît très nettement surévalué sur TripAdv).
En repartant nous faisons un peu le tour des tarifs pour notre transfert vers Munduk, mais aucun n’est plus compétitif que Gede, et puis nous l’avons bien apprécié. Alors je lui envoie un sms auquel il répond immédiatement. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin 10h.

Nous repassons par notre bungalow nous mettre en maillot et réquisitionnons 2 transats face à la mer, en ayant pris soin de réserver au passage notre table favorite pour dîner au restaurant du Taman Sari.

Repos pour cette fin de journée, somnolences régulières entrecoupées de baignades dans les eaux bien chaudes de la baie de Pemuteran. J’en profite également pour aller jeter un œil aux biorocks en face de l’hôtel. Une belle initiative qui vise à reconstituer le récif corallien détruit par El Nino et la pêche à la dynamite. Le principe est “simple”. Des cages métalliques ont été installées dans la baie et sont "irriguées" d'un courant à basse tension qui favorise la formation de calcaire. Ce dispositif permet l’implantation naturelle du corail qui se reconstitue ainsi à une vitesse 5 à 6 fois supérieure à la normale. Evidemment, ce n’est pas Menjangan, mais malgré la fréquentation et une visibilité moyenne j'aperçois tout de même quelques poissons perroquets et un beau baliste titan.


Pemuteran - Bali


Pemuteran - Bali


Nous finissons ainsi la journée, entre transats, mer et piscine bien méritée, tandis que le soleil réapparaît parfois.


Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali


Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali


Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali


La douche du soir fait grand bien, et nous profitons d’un excellent repas les pieds dans le sable.
Fin de soirée tout en douceur, fin d’une journée incroyable qui restera une vraie expérience de voyage, peut-être LE sommet de notre voyage balinais.

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Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali
Les bons (et beaux) plats du Taman Sari

Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali


Taman Sari Resort - Pemuteran - Bali

4 commentaires:

lalelo a dit…

Ouf! Quel enfer!!
Les photos sont, comme toujours, magnifiques. Vous savez rendre le moment intense, on sent presque le souffre... J'avais vu de nombreux reportages sur cet endroit, je compte bien y aller un jour. Je crois qu'on ne doit pas en repartir intact...
Merci...

Fab a dit…

Oui c'est très "prenant" et intense, c'est un lieu assez incroyable.
A visiter avec discernement, mais vaut le voyage :-)
A bientôt !

Odile de RENEVILLE a dit…

bonjour,
tout d'abord merci et bravo pour ce magnifique blog, ces superbes photos.
tout est trés clair et détaillé
vous m'aidez beaucoup pour la préparation de notre voyage pour le mois d'Aout.

nous souhaiterions faire ce trek vers le Kawa Ijen.
comment pouvons nous nous organisez avant de partir de France pour le faire comme vous, en partant de nuit, sans passer une nuit d'hotel sur Java.
merci de votre réponse

Fab a dit…

Bonjour Odile,

Excusez-moi pour le délai de réponse, nous rentrons tout juste de Birmanie.
Merci pour votre visiste sur le blog et pour votre appréciation !

Si vous arrivez dans la journée (ou en fin de journée) à Pemuteran vous n'aurez pas besoin d'y passer la première nuit (nous n'avons pas dormi sur Java). Gardez toutefois en tête que vous allez faire quasiment nuit blanche, donc le lendemain dur dur si vous repartez directement de Pemuteran !

Essayez de contacter notre guide directement, vous pourrez sûrement organiser cela avec lui.
Tenez moi au courant s'il répond à votre demande :-)

Bons préparatifs !
Fabrice