Cyclades - jour 4 : Naxos - Panda Day au sud-est !


Dimanche 14 août

  • Piste au départ d’Agiassos, en mode 4x4 ....sans 4x4
  • Agios Sozon Kaladou
  • Baie de Kalados (coup de cœur)
  • Belle route jusqu’à Apiranthos
  • Apiranthos
  • Coucher de soleil sur la vallée de la Traghéa (coup de cœur)
  • Excellent dîner au restaurant I Axiotissa, entre Kastraki et Aliko (coup de cœur)






Comme l'affichent certaines mentions obligatoires, je me dois de commencer cette journée en précisant que... je déconseille de renouveler l'expérience par vous-même, à moins d'être "équipés", de le faire à pied/VTT... ou avec un vrai 4x4.
J'avais reçu un mail de l'agence de location de voiture quelques jours avant le début du voyage me précisant que notre intrépide Suzuki Jimny réservé n'était plus disponible, ayant subi un accident. Donc à notre arrivée sur Naxos  nous avons récupéré une petite Fiat Panda, parfaite mais non 4x4.

Mais j'ai de la suite dans les idées, rien ne m'arrête, on dit la voiture légère et passe-partout, la piste paraît belle, alors...
Cette piste justement, d'une douzaine de kilomètres longeant la côté Sud de l'île entre Agiassos et la baie de Kalados est si attirante, avec, en cours de trajet, la petite église d'Agios Sozon battue par les flots...



2h37, c'est à pied. Mais en voiture.... c'est beaucoup plus long !


En piste, d'Agiassos à Kalados


C'est ainsi que nous quittons Vrahia Studios un peu après 10h plein sud, le long de la côte, par une piste très praticable... au départ...
Evidemment ça monte un peu, ça redescend, rien de dramatique dans un premier temps.
Le paysage est beau et sauvage, on en profite.











Puis ça se corse un peu, les virages sont un peu plus serrés, les pentes plus marquées, les pierres un peu plus grosses, on avance doucement...







Agios Sozon est finalement plus loin qu'estimé, toutefois on persiste. On pourrait finir à pied, mais elle semble encore trop éloignée, perte de temps, pas envie de faire demi tour, etc.
Une montée plus raide commence à nous faire douter... La petite famille descend pour "enlever du poids", préserver le moteur... ça patine un peu mais j'arrive en haut.

A mi-parcours nous arrivons enfin en vue d'Agios Sozon Kaladou, le paysage et beau...
On en profite, hein, pas vrai ?!!! Malgré les sueurs froides, la bonne humeur reste de mise. Mais en aparté avec Audrey on commence à envisager le pire... rester coincés ici à manger des bulots et chasser la chèvre à main nue jusqu'à la fin de nos jours, nous faire tracter par un paysan, appeler Europassistance... 






Agios Sozon Kaladou


Bref, l'église est toute mignonnette, posée fièrement (elle nous provoque ?) sur son rocher face au grand bleu. S'il ne fallait pas repartir, je serais heureux de l'effort.
On est partis depuis près d'1h30, pour à peine plus de la moitié du parcours.
On cherche quelques minutes le chemin permettant d'atteindre l'église. On ne trouve pas, pas tellement la tête à ça, là, tout de suite... Et surtout on évite de repartir dans une autre galère, à pied cette fois... 






Alors on prend notre courage à deux mains, on fait semblant que "tout va bien"...et on repart.



Quand on vous dit que tout va bien... ! 


Les derniers virages sont les plus terribles, ça monte plus violemment que ce que l'on aurait pu penser, les perspectives sont si trompeuses...







C'est si beau, ç'aurait été dommage de rater ça


On passe en mode "cantonniers", de vrais ouvriers de la DDT : on comble les ornières avec des pierres, au fur et à mesure de la lente progression de la voiture... Elle rugit, chauffe, je joue avec l'embrayage en évitant de trop brusquer la bête, la poussière s'élève derrière nous, il fait au moins 40°.

Dernière montée ? C'est la délivrance : les premières maisons sont un peu plus loin, et juste après la baie de Kalados nous tend les bras...
On reprend du poil de la bête, le paysage est magnifique, on peut enfin souffler.










La piste finit en pente douce jusqu'à la baie.
Nous garons la voiture sur le terre-plein qui sert de parking, limite euphoriques. Il n'est pas tout à fait 14h, quelle aventure...






Après coup, on se dit que c'était génial. La piste est superbe, ça vaut le coup, et on a bien rigolé ! Et puis ça fait une belle pub pour les "vieilles" Fiat Panda... J'espère que personne de l'agence de loc ne lira ce post...


Baie de Kalados


Nous l'avions approchée par la mer en 2013 sur le bateau de Yiannis lors de notre mémorable excursion depuis Paros : c'est donc une confirmation, la baie de Kalados est sublime.










Nous adorons son côté sauvage et préservé. Il n'y a que peu de monde ici (je précise quand même qu'il existe un accès plus aisé par le nord, que nous allons emprunter sans difficulté en repartant).
Autant vous dire que la baignade est réparatrice... On se débarrasse avec joie de la sueur, et de la poussière !










L'eau est tellement belle, chaude et claire. Nous retrouvons la petite chapelle qui en ajoute encore au charme des lieux.











Les criques rocheuses forment de belles piscines d'eau turquoise, les nuances de bleu sont infinies.







Nous mangeons nos sandwiches, puis Valentin et moi montons jusqu'à la taverne qui domine la plage pour acheter des cafés frappés. Un endroit très agréable, cette petite taverne, avec sa terrasse bien ombragée face à la mer.
Baignade, repos....










Vallée de la Traghea - route jusqu’à Apiranthos


En fin d'après-midi nous quittons Kalados par le nord. Une piste agréable qui s'élève jusqu'à atteindre une bonne altitude. Les paysages sont vraiment superbes.
Nous atteignons une sorte de col puis la piste se transforme en petite route bien asphaltée.







On aurait pu finir comme ça, ce matin...















Plus loin une longue descente en virages serrés, et la vallée de la Traghea s'ouvre à nous de façon assez spectaculaire.







Au détour d'une courbe nous faisons une courte pause pour admirer la jolie chapelle Saint Eustache en bord de route. Très ancienne, elle n'en est pas moins bien préservée.






On poursuit par de belles perspectives sur Filoti visité la veille.







La route monte à nouveau en corniche en direction d'Apiranthos. Quel panorama !



Jeux de contre-jour






Apiranthos


Vers 19h nous arrivons à Apiranthos.
La lumière n'est pas favorable pour la visite du village (il est face au nord et à l'est), mais il fait nettement moins chaud.
Garés en contrebas, nous grimpons dans les ruelles pavées de marbre, bordées de maisons en pierre, et traversons plusieurs passages voûtés.









L'ambiance est tranquille, nous trouvons le village authentique et rustique, assez différent de ce que nous voyons habituellement dans les Cyclades.
Fondé par des Crétois au 17ème et 18ème s., le village est réputé pour ses ateliers de tissage et ses petits musées.














Nous arrivons à l'église principale, la belle Panagia tis Apiranthitissa, à l'heure de la messe. C'est très animé ! Tout le village semble s'être donné rendez-vous ici. Les habitants apportent chacun leur tour le pain de messe - qui pourrait s'apparenter à la traditionnelle Vassilopita si l'on n'était pas en plein mois d'août - sous forme d'énormes miches épaisses et bien rondes. Nous sommes la veille de l'Assomption, c'est peut-être ça ?














Nous poursuivons la visite par les jolies ruelles pavées, ponctuées de placettes avec d'agréables cafés et restaurants. Cette partie de la ville, au pied de la tour "Zevgoli" est plus touristique, mais non moins charmante.


















Vallée de la Traghéa au soleil couchant


Nous quittons Apiranthos un peu déçus de ne pas lui avoir consacré suffisamment de temps, mais nous sommes attendus au restaurant du côté de Kastraki.






Nous faisons la route inverse en direction de Filoti. Le soleil se couche et la lumière est incroyable !
C'est vraiment magnifique.










Restaurant I Axiotissa 


Le dernier coup de cœur de la journée sera pour l'excellent restaurant I Axiotissa situé non loin de la côte entre Kastraki et Aliko. L'accueil est agréable et dynamique dans cette belle et grande maison, bien rodée, où toute l'île, locaux comme touristes, se presse de venir dîner. 






C'est pour cette raison qu'il faut réserver plusieurs jours à l'avance. De toute évidence la réputation n'est pas usurpée : la cuisine est traditionnelle, parfaitement exécutée et à des prix contenus. Houmous, lapin aux herbes, chèvre cuite au four, légumes du jardin... On se régale et on conseille vivement.

C'est ainsi que l'on termine cette journée d'aventures, dernière journée sur Naxos...
On en a pris plein les yeux, et la Panda est sauve !


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Ombres et lumières sur la Traghéa