Cyclades - jour 13 : Serifos - De Panagia à Skala

Mercredi 18 septembre

  • Monastère des Taxiarques - Deuxième !
  • En balade…
  • Panagia
  • Sikamia
  • Baie de Skala
  • Retour de nuit en mode "raid"
  • Soirée à Chora et retour à Stou Stratou


Skala-baie-Serifos-Cyclades-Grece



Le petit déjeuner est retardé par un nouvelle panne générale de courant.
Nous décidons de retenter notre chance pour la visite du monastère, malgré un appel resté sans suite de la part d’Eleni.







Sur les routes de Sérifos






















Monastère des Taxiarques - Deuxième !


A notre arrivée le monastère est fermé. Deux jeunes filles attendent depuis 45 minutes, nous prenons le relais…. en vain. : deux bonnes heures d’attente à regarder aller et venir les visiteurs déçus, frappant à la porte, téléphonant sans réponse.













A regret nous quittons les lieux, on ne va pas attendre toute la journée une hypothétique ouverture. Eleni nous a quand même prévenus que le jeune moine, qui remplace l’ancien père hospitalisé, n’est pas très sérieux et prend son rôle nettement mois à cœur, régulièrement attiré par les festoiements organisés sur l’île.


En balade…


Nous décidons de partir en balade tout au nord. Nous garons notre scooter près du village de Galani, presque au point de croisement avec le circuit 6 représenté sur la carte de l’île.



Le circuit du jour












A pied nous remontons en direction du hameau de Pyrgos dans un vallon relativement fertile. Il y a même une rivière, modeste certes, mais il y a de l’eau. Le sentier devient assez raide, il croise quelques maisons anciennes et petites chapelles lovées dans la végétation. La chaleur nous fait quelque peu souffrir, rendant la montée difficile.











































Panagia


Trempés de sueur nous rejoignons la route que nous suivons jusqu’au village de Panagia, contraint sur le flanc d’une colline abrupte. Le village doit son nom à la vénérable chapelle qu’il abrite, la plus ancienne de l’île (10ème s.), coiffée d’une coupole de tuiles rouges, très byzantine dans son style.
Elle est hélas fermée mais la place qui la borde est charmante, ombragée de deux beaux oliviers pas tout jeunes non plus. Le temps ici semble être en pause.




























Nous faisons la connaissance d’un adorable chaton noir, bien décidé à nous suivre alors que nous nous perdons dans les ruelles étroites et désertes de ce charmant village.





























Pureté des lignes, typiquement cycladique




Nous avons du mal à trouver la suite du sentier 5 en contrebas des dernières maisons, qui doit nous amener à la plage de Sikamia que l’on voit au loin en contrebas.








Après quelques tâtonnements nous trouvons le passage, et laissant notre compagnon de visite à ses miaulements déchirants, nous entamons une belle descente d’une heure dans un vallon parfois ombragé et cultivé, parsemé de jolis pigeonniers qui nous rappellent résolument les paysages de Sifnos.























Sikamia


A l’approche de Sikamia, le paysage se fait très agricole : vignes, oliviers, polyculture maraîchère…
Avant d’atteindre la mer nous faisons une pause à la taverne pour acheter de l’eau, des bières et de quoi grignoter. Il est près de 15h30.
Si la plage faite de sable et de galets ne nous semble pas désagréable, notre objectif est ailleurs. Malgré près de 2h30 de marche à bon rythme dans les jambes, nous poursuivons courageusement la balade à l’extrémité Est de la plage.




Baie de Sikamia



Nous suivons désormais un sentier, qui débute par une courte séquence d’escalade à flanc de rocher en suivant la mer. Un sentier se forme rapidement… ouf !
En prenant de la hauteur, nous réalisons la clarté et la pureté de l’eau. Magnifique !













Nous suivons le beau sentier côtier qui passe une première et minuscule crique. Au delà, la couleur de l’eau devient irréelle. Nous avons rarement vu cela ! Du turquoise à l’indigo, en passant par toutes les nuances de bleu.
















Baie de Skala


25 minutes après avoir quitté Sikamia, nous touchons au but ultime de la randonnée, assez ravis d'arriver il faut bien le dire. Mais quel but !








La plage de Skala  s’offre à nous, dans toute sa quiétude, son intimé, ses formes parfaites et et sa grande beauté.



























Entre baignade et repos nous laissons filer les heures jusqu’à ce que le soleil décline, puis reprenons le sentier en direction de Sikamia. Le coucher de soleil est superbe, les couleurs magnifiques et la mer reste d’une limpidité incroyable. Quelle ambiance !

































Retour de nuit… Mode raid activé !


Lorsque nous arrivons à Sikamia il fait presque nuit. C’est que le scooter est à Galani, et que nous sommes, au mieux, à 45 minutes de marche. Le sentier n°6 repéré sur la carte devrait être balisé. Malgré nos téléphones portables en guise de lampes-torches, nous apercevons aucune balise…
Nous empruntons tout de même ce qui semble être un sentier étroit, lequel longe un petit muret, d’après la carte et la géographie des lieux (et aussi maps.me) la direction nous semble correcte. Nous pouvons même distinguer les lumières de Galani au loin. Mais le sentier se transforme rapidement en taillis, l’obscurité rend la progression difficile, et les herbes folles, particulièrement épineuses, nous déchirent les jambes. Nous sommes seuls au milieu de la cambrousse. En léger contrebas nous distinguons une sorte de ferme inhabitée près de laquelle nous parvenons à rejoindre une piste.
A droite nous revenons probablement à Sikamia, d’où nous pourrions rejoindre la route et faire toute la boucle jusqu’à Galani, sûrement en deux bonnes heures sur le bitume.
Mais à gauche ? On tente. Bon choix, au bout de quelques minutes la piste devient un sentier et là… Miracle ! Nous trouvons les balises numérotées 6 !
Rassérénés par ce succès, toujours éclairés de nos téléphones en mode lampe de poche (merci à notre chargeur portable…), nous progressons maintenant sur un sentier maintenant bien marqué qui s’élève (ouch !) dans les rochers pour finalement atteindre le village à un rythme soutenu malgré le dénivelé.
Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines : le scooter est à l’opposé du village et nous devons le traverser. Et s’il n’est pas bien grand, c’est un vrai dédale de ruelles pentues et d’escaliers abrupts ! Maps.me nous aide à nous diriger mais nous avançons un peu au jugé dans la direction qui nous semble la plus logique. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est la libération : nous atteignons enfin le scooter. Il est 21h et il fait nuit noire.
Quelle aventure ! Evidemment nous ne recommandons pas à tout le monde d’en faire de même. On est équipés, on sait se repérer, on ne panique pas, on a de l’eau et ce genre d’expérience ne nous pose pas trop de problèmes…


Soirée à Chora et retour à Stou Stratou


En route maintenant pour Chora, avec la ferme intention de manger un morceau. On a repéré le restaurant Aloni, à la sortie du village, en contrebas en direction de Livadi, où nous arrivons à plus de 21h30. Vu de loin, le restaurant semble bien plein, mais surtout, compte-tenu du cadre nous ressemblons à rien ! Sales, poussiéreux, encore humides de la transpiration de notre périple… Crise de rire sur le scooter, impossible de poser un orteil sous l’une des jolies tables du restaurant dans un état pareil. Courageux, nous remontons à Chora.







On se gare, et direction le bar Stou Stratou découvert l’avant-veille au soir. Ses bons mezzés feront bien l’affaire, et la place étant peu éclairée nous passerons… inaperçus !
Nous retrouvons la super équipe, toujours aussi chaleureuse et adorable.
Vin blanc, dakos excellent, saucisses crétoises, bouchées au fromage et…. rakomelo offert ! (27€)
La terrasse du café reste fréquentée tout au long de la soirée, c’est un signe ! On recommande.
Il est plus de 23h30 lorsque nous repartons vers Livadi et Amfitriti, un peu fatigués il faut bien l’avouer.
Le sommeil viendra vite. Quelle journée !!

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